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WoW Nathalie CoachMon % de doute
Nathalie Sauvé, les yeux fermés, levant la main devant son reflet dans un miroir

L’Orgueil

Quand mon regard sur moi pèse plus que ma réalité.

Et là, elle se pointe le nez, cette coquine : l’Orgueil.

J’étais pourtant certaine de l’avoir enterrée il y a longtemps. Lorsque j’ai tout perdu financièrement, ma fierté en avait pris un sérieux coup. J’avais déjà dû revoir l’image que j’avais de moi, ma réussite et cette sécurité que je croyais acquise.

Je pensais avoir fait le tour de la question.

Eh bien non.

Cette année de dépouillement est venue toucher l’orgueil à un autre endroit.

Parce qu’il y a ce que je traverse… et il y a le regard que je porte sur moi pendant que je le traverse.

Quand je me regarde dans cette période de ralentissement, mon évaluateur intérieur n’est jamais très loin. Il observe ce que je fais, ce que je ne fais plus, ce que j’aurais probablement déjà dû avoir accompli et l’endroit où je pensais être rendue à 58 ans.

Tu connais la fable de La Cigale et la Fourmi?

Eh bien, certaines journées, j’ai toute une colonie de fourmis dans la tête qui regarde la cigale et lui rappelle que pendant qu’elle chante… les autres travaillent. 😂

Et là, mon orgueil en prend un coup.

Mais de quoi exactement?

Du regard des autres? De ce qu’ils pourraient penser en me voyant ralentir? Ou de mon propre évaluateur intérieur qui continue de mesurer ma vie avec les repères du monde extérieur : ce que je produis, ce que j’accomplis, ce que je possède, la vitesse à laquelle j’avance?

C’est probablement là que le dépouillement devient le plus inconfortable pour moi.

Parce qu’il ne me demande plus seulement de faire moins. Il vient toucher la valeur que je m’accorde lorsque je fais moins.

Mourir intérieurement à certaines images de moi ne veut pas dire disparaître.

Cela signifie regarder ce qui reste lorsque je ne peux plus utiliser mes réalisations, ma productivité ou ma capacité à rebondir pour me rassurer sur ma valeur.

Et une question beaucoup plus profonde commence alors à émerger : Si je n’ai plus rien à prouver, qu’est-ce qui est vrai?

Cette quatrième escale m’a obligée à regarder au-delà de l’image que j’avais construite de moi et des critères avec lesquels je continuais à mesurer ma valeur. Lorsque ces repères ont commencé à perdre leur pouvoir, une nouvelle question s’est ouverte : qu’est-ce qui demeure vrai lorsque je cesse de me regarder à travers tout ce que je fais, possède ou accomplis?

C’est ainsi que la dernière escale a commencé à émerger : la Vérité.

Lire la prochaine escale : la Vérité

Nathalie SauvéUn voyage vers soi